Fonds Image de la Francophonie : l’OIF lance un appel à projets pour les films et séries francophones

Written on 03/13/2026
LA RÉDACTION

L’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) a annoncé, mercredi 11 mars 2026, l’ouverture d’un nouvel appel à candidatures pour le Fonds Image de la Francophonie, un dispositif destiné à soutenir la création cinématographique et audiovisuelle dans l’espace francophone, en particulier dans les pays du Sud.

La première session de l’année 2026 concerne les projets du volet cinéma-fiction. Les producteurs, réalisateurs et sociétés de production intéressés peuvent déposer leur dossier jusqu’au 21 mars 2026, via la plateforme en ligne de l’organisation.

Selon le document de présentation du programme, « le Fonds Image de la Francophonie soutient chaque année le développement, la production et la finition d’œuvres cinématographiques et audiovisuelles issues des pays du Sud, qu’il s’agisse de documentaires, de fictions ou d’animations ».

Un calendrier de candidatures réparti sur plusieurs sessions

Pour l’année 2026, l’OIF prévoit plusieurs périodes de dépôt selon les catégories de projets. Après la première session consacrée au cinéma de fiction, les documentaires pourront être soumis du 23 mars au 12 avril 2026.

Les projets de séries seront quant à eux acceptés du 13 avril au 3 mai 2026, tandis qu’une deuxième session pour le cinéma-fiction est programmée du 25 mai au 14 juin 2026.

L’organisation précise que les candidatures doivent être déposées exclusivement par voie électronique sur la plateforme dédiée et uniquement pendant les périodes d’ouverture des guichets.

Des aides financières pour plusieurs étapes de production

Le Fonds Image de la Francophonie prévoit différents types de soutien financier selon l’étape de réalisation du projet.

D’après le règlement, « l’aide à la production de longs-métrages et de séries de plus de 60 minutes peut atteindre 100 000 euros ». Les montants varient selon la durée et la nature des œuvres.

Le document précise également que « l’aide à la production de moyens-métrages, d’une durée comprise entre 30 et 60 minutes, est plafonnée à 40 000 euros, tandis que celle destinée aux courts-métrages de moins de 30 minutes peut atteindre 15 000 euros ».

D’autres mécanismes de soutien existent pour accompagner la préparation des projets. « L’aide au développement peut atteindre 10 000 euros », indique le texte.

Une aide spécifique est aussi prévue pour la finalisation des œuvres. Selon les règles du fonds, « l’aide à la finition, réservée aux longs-métrages et aux séries, peut aller jusqu’à 40 000 euros et ne peut couvrir que des dépenses postérieures au tournage, notamment la postproduction, le sous-titrage ou le doublage ».

Des critères d’éligibilité liés aux pays membres

L’accès au Fonds Image de la Francophonie repose notamment sur la nationalité du réalisateur et sur celle de la société de production.

Le règlement précise que « l’éligibilité aux aides de l’OIF est déterminée par la nationalité des réalisateurs et de la société de production déposante ».

Les projets soutenus doivent provenir d’États francophones du Sud membres de l’OIF. Le document cite notamment Haïti, le Bénin, le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Cameroun, le Maroc, le Liban, Madagascar ou encore la République démocratique du Congo, parmi une liste de 35 pays éligibles pour les aides à la production et à la finition.

Pour certaines aides, notamment celles destinées au développement des projets, le dispositif est limité à un groupe plus restreint d’États d’Afrique subsaharienne, des Caraïbes et du Pacifique.

Un processus de sélection par commissions

Les projets déposés sont examinés par différentes commissions spécialisées, chargées d’évaluer les dossiers selon leur catégorie.

Trois instances sont prévues : une commission pour le cinéma de fiction, une autre pour les documentaires, et une troisième pour les séries.

Dans le document officiel, l’OIF indique que « les membres de ces commissions sont en cours de sélection ».

Un dossier de candidature structuré

Le dépôt d’un projet implique la constitution d’un dossier comprenant plusieurs éléments.

Pour les demandes d’aide au développement d’un long-métrage, les candidats doivent notamment fournir « une note d’intention, un synopsis, un traitement détaillé du projet ainsi que les curriculum vitae des auteurs et du réalisateur, accompagnés d’une copie d’une pièce d’identité attestant de la nationalité éligible ».

Les projets destinés à la production nécessitent un dossier plus complet incluant un scénario ou un traitement, un budget détaillé, un plan de financement ainsi que des documents attestant des partenariats ou des accords de coproduction.

Le règlement précise également que « le dossier doit comporter un calendrier d’exécution mentionnant la date de début du tournage, la durée de la postproduction et la date prévisionnelle de livraison du film ou de la série ».

Pour les projets sollicitant une aide à la finition, les candidats doivent notamment présenter un budget de postproduction, un plan de diffusion et fournir « un lien vers une vidéo en ligne comprenant au minimum dix minutes de pré-montage ».

Des réunions d’information pour les candidats

Afin d’accompagner les porteurs de projets dans la préparation de leur dossier, l’OIF prévoit l’organisation de réunions d’information en ligne.

Le document précise que « des réunions d’information seront organisées une semaine après l’ouverture des guichets afin de présenter les modalités du fonds et de répondre aux questions des candidats ».

Les professionnels intéressés peuvent également obtenir des informations complémentaires auprès de l’organisation par courrier électronique.

Avec ce dispositif, l’OIF poursuit son objectif de soutien à la production audiovisuelle francophone dans les pays du Sud, en favorisant notamment les coproductions et la circulation des œuvres dans l’espace francophone.

Pour davantage d’informations sur le programme et les modalités de candidature, consultez le site de l’OIF via ce lien

Par Ravensley Boisrond, éditeur en chef de Chokarella