Le chanteur haïtien Charlin Bato rejoint la chanteuse tanzanienne Inés Raguël sur son nouveau single intitulé « Pardon », sorti le 18 mars 2026. D’une durée de trois minutes, ce titre raconte les tensions et manquements au sein d’un couple.
Inés Raguël est une auteure-compositrice-interprète tanzanienne d’origine burundaise. Elle publie régulièrement de nouvelles œuvres et travaille à construire sa carrière musicale. Son répertoire inclut plusieurs titres tels que « Laisse-moi t’aimer », « Bedroom », « Je tombe », « Où étais-tu », ainsi que son plus récent single, « Pardon », enregistré avec Charlin Bato.
Sur les réseaux sociaux, son équipe la présente ainsi : « Inés Raguël est une auteure-compositrice-interprète tanzanienne, avec une voix pleine d’âme et une passion pour la narration musicale. »
L’évolution de son travail est également mise en avant : « Après plusieurs années consacrées à l’affinement de son style, notamment à travers des reprises en karaoké, elle compose aujourd’hui des chansons portées par des mélodies riches et des récits captivants. »
Deux voix, deux perceptions d’un même manquement
La chanson met en scène une tension affective. L’un des partenaires, absorbé par ses préoccupations, oublie un moment clé : l’anniversaire de l’autre. Lassé par ces répétitions de négligences, le partenaire lésé ne se contente plus d’excuses.
Dans ses couplets, Inés Raguël exprime une prise de conscience tardive. Elle évoque d’abord une forme de distraction : « J’étais perdue dans mes pensées, des appels manqués, des rêves à raconter ». Puis survient la révélation brutale : « C’est en regardant le calendrier, j’ai vu la date, je suis tombée de haut », chante-t-elle. À travers ses paroles, l’artiste demande pardon et promet de se rattraper : « Je vais réparer, même en dehors du calendrier. Chaque jour à venir sera un souvenir. Pardon, j’ai oublié ton anniversaire. »
En contrepoint, Charlin Bato apporte une réponse marquée par la désillusion. Son intervention, en créole et en français, traduit une incompréhension mêlée de douleur : « Oublier, sa pa ladann, san te kache mwen pa konprann ». Progressivement, le propos se durcit. L’artiste met en évidence une instabilité relationnelle et un sentiment de négligence persistante : « Ou fè m soufri, un coup t’es soudé, un coup t’es dépassé. Mwen pa konn kijan sa pral réparé, tu m’as toujours négligé. »
Par Ann-Olguetty Loodjenny Dieuve© Chokarella