« Je n’ai peut-être pas encore composé ma chanson préférée. » C’est autour de cette réflexion que la chanteuse franco-haïtienne Naïka a évoqué son parcours artistique en marge de son passage à Jazzablanca 2026, au Maroc le dimanche 5 juillet.
L’artiste explique envisager sa carrière comme une recherche permanente. Malgré les titres qui ont contribué à sa notoriété, elle dit continuer à écrire avec l’idée que sa meilleure chanson reste encore à venir. Son objectif, affirme-t-elle, est de créer une musique qui traverse le temps et qui continue de la surprendre elle-même.
Une identité façonnée par plusieurs langues
Au cours de cet entretien, Naïka est également revenue sur son identité culturelle et sur la manière dont elle influence son travail. Élevée entre plusieurs pays, elle compose et interprète ses chansons en français, en anglais et en créole haïtien, trois langues qui occupent une place importante dans son processus de création.
Préserver son indépendance artistique
La chanteuse indique aussi tenir à préserver son indépendance artistique. Elle affirme privilégier les choix qui correspondent à sa vision musicale plutôt que de modifier son univers pour répondre aux attentes du marché.
Un lien personnel avec le Maroc
Son passage au Maroc revêtait également une dimension personnelle. Naïka confie avoir longtemps entendu parler du pays par sa mère, qu’elle décrit comme une admiratrice du Maroc, au point d’en intégrer des éléments dans la décoration de sa maison. Cette première rencontre avec le public marocain représentait donc un moment particulier pour l’artiste.
Une prestation entre pop, R&B et influences caribéennes
Dimanche soir, Naïka s’est produite sur la scène Casa Anfa, ouvrant la semaine consacrée aux musiques actuelles de la 19e édition de Jazzablanca. Durant son concert, elle a alterné des morceaux en français, en anglais et en créole haïtien, tout en proposant un répertoire mêlant pop, R&B, soul et influences caribéennes.
Le public a notamment repris plusieurs de ses titres, parmi lesquels Sauce, Water, 1+1 et One Track Mind, un morceau aux influences du kompa haïtien.
La soirée réunissait également d’autres artistes de la programmation internationale du festival, dont Oxlade et Keziah Jones.
Source : Le Brief