Richy Jay signe son retour avec « Caribbean Love », son sixième album en carrière, un projet de dix titres pour une durée totale de 31 minutes. Porté par des sonorités afro-caribéennes, l’opus navigue entre konpa, zouk et afropop, tout en explorant les multiples visages de l’amour. Dévoilé le 20 mars 2026, l’opus est chanté en créole, en français, en anglais et en espagnol. L’album propose une expérience à la fois sensorielle et introspective, où se croisent passion, distance, rupture et reconstruction.
Né à Port-au-Prince, Richard Verdieu évolue dès son plus jeune âge dans un environnement marqué par la musique. L’influence de sa mère, de sa grand-mère ainsi que celle de sa communauté chrétienne façonne son rapport précoce à l’expression artistique.
C’est dans cette continuité que s’inscrit « Caribbean Love », sorti le 20 mars 2026. Conçu sur une période de deux ans, l’album résulte d’un processus progressif structuré. L’artiste explique : « J’écris cet album depuis maintenant deux ans. À travers ce parcours. J’ai construit le projet étape par étape en préparant mes sessions de studio, et en développant chaque chanson avec intention ».
Cette démarche s’est accompagnée d’un travail de sélection. « Au au final, un album, c’est toujours un choix. Il y a certaines chansons qui s’imposent et d’autres qui attendront leur moment. Celles qui figurent sur ce disque sont celles qui représentaient le mieux, l’essence du projet ». L’album s’inscrit aussi dans une dynamique collaborative avec plusieurs intervenants.
Richy Jay s’est entouré de Rebecca Jean et Jessie Simmons, tout en travaillant avec une pluralité de producteurs et musiciens issus de différents milieux. Les titres ont été enregistrés et mixés à Montréal avec Daniel Bravo, John Brown et Sonny Black Productions. « Ce projet est avant tout le fruit d’un travail d’équipe » souligne-t-il.
Sur le plan artistique, le projet repose sur une intention centrale définie par le chanteur. « Je vous laisse célébrer l’amour toutes ses formes sur les rythmes tropicaux tels que le konpa, le zouk et l’afropop » affirme-t-il.
L’album met également en avant une identité diasporique assumée : « Mon album, affirme une identité diasporique forte en mêlant créole haïtien, anglais et espagnol ». Ce mélange linguistique et culturel s’inscrit dans une volonté de transmission et de représentation.
L’artiste évoque aussi une dimension imaginaire et sensorielle : « Cet album et comme une lettre d’amour à mes racines et une invitation à l’évasion. Je voulais que chaque titre transporte l’auditeur sur une plage au coucher du soleil du là où le temps s’arrête et où les âmes se parlent ».
Parmi les titres, le morceau « J’aurais Voulu » occupe une place particulière. « La chanson intitulée J’aurais Voulu est profondément personnelle, car elle évoque ces moments où l’on aurait tant voulu partager encore un peu de vie avec les êtres qui nous ont quittés » confie-t-il.
Il ajoute : « Cette absence représente une immense perte dans ma vie. Cette chanson lui est dédiée avec tout l’amour et le manque que je ressens encore au quotidien. » Le titre rend hommage à son frère Jameson, disparu en 2020, avec qui il partageait une complicité artistique.
L’album réunit également plusieurs beatmakers issus de différents horizons, dont DJ Snake (Haïti), Nicolas M’Tima (Île de la Réunion), Karl-Henry Legagneur (Haïti | Montréal), Beat By SV (Pays-Bas), EkaySound (Nigéria | Canada), Rogide Lajan (Haïti | Montréal), Poppy Duverne (Haïti | Montréal), Seinsley Louis (Haïti | Montréal), Bg Chiwilibibi (Haïti | Chicago), avec des guitares signées Jonas Lindor (Haïti | Montréal).
Caribbean Love comprend les titres suivants : Havana Club, Kinanm, Changé2.0 en collaboration avec Jessie Simmons, J’aurais voulu avec Rebecca Jean, Héros, bay vag, Solo, no love, monde Parallèle. Le vidéoclip du morceau Solo est déjà disponible et la soirée de lancement est prévue pour le 18 avril 2026 au Moulinet de Terrebonne.
Après ses débuts, Richy Jay poursuit son parcours au Canada où il amorce une carrière solo en rap créole. Il se fait remarquer en 2013 grâce à une mixtape diffusée sur Kisakihiphop, avant d’enchaîner avec I Was Born To Win en 2015, puis On Air en 2016.
Ces projets contribuent à installer une identité musicale hybride nourrie par le kompa, le zouk, l’afrobeat, le dancehall, le hip-hop et le R&B. Cette dynamique se consolide avec Caribbean Soul en 2019, lui permettant d’obtenir une reconnaissance aux Kilimandjaro Music Awards de Toronto ainsi qu’au sein de l’Haïtian Music Industry de Montréal.
Au-delà du parcours, Richy Jay insiste sur l’impact émotionnel recherché. « Je veux transmettre de l’amour, de la chaleur, de la nostalgie, mais aussi beaucoup d’espoir », affirme-t-il.
Il précise également l’ambition du projet : « Caribbean Love parle des émotions qu’on vit toutes et tous, avec une musique qui touche le cœur autant qu’elle fait danser ».
Il conclut : « J’espère que le public se sente immédiatement transporté, touché et réchauffé par l’album… une invitation à ressentir, à voyager et à se reconnecter à quelque chose de vrai ».
Par Ann-Olguetty Loodjenny Dieuve© Chokarella

