La jeune chanteuse haïtienne Yvencia Saint-Pierre, connue sous le nom de scène Vencie, a dévoilé, le 14 avril 2026, un nouveau single intitulé « Je ne peux pas ». Avec cette sortie, l’artiste poursuit une démarche musicale qui s’inscrit dans un croisement d’influences mêlant le zouk, le konpa et le reggae, tout en abordant des thématiques liées aux relations et aux limites émotionnelles.
Dans un entretien accordé à Chokarella, la chanteuse revient sur les choix artistiques qui ont orienté ce morceau. Elle souligne d’abord son attachement au zouk, un genre qui occupe une place importante dans son parcours. « J’ai toujours été très attachée au zouk ; c’est l’un des genres musicaux qui a bercé mon enfance », explique-t-elle. Elle évoque également une volonté précoce de partager cette influence : « Je me rappelle qu’à l’école, je m’étais donné pour mission de faire découvrir ce genre aux autres élèves. » Pour l’artiste, cette orientation n’est pas un simple choix esthétique, mais une continuité : « Ce style fait profondément partie de mon identité artistique. »
Au-delà de l’aspect musical, « Je ne peux pas » s’inscrit dans une démarche narrative centrée sur les tensions entre émotions et décisions. « À travers ce morceau, il était important pour moi d’exprimer cette dualité entre le cœur et la raison, avec douceur, mais aussi avec intensité », précise Vencie. Cette dualité constitue l’un des axes principaux du titre, qui explore les situations où les sentiments se heurtent à la nécessité de poser des limites.
Interrogée sur les thèmes abordés, la chanteuse met en avant une approche à la fois personnelle et universelle. « À travers ce titre, j’explore surtout les limites affectives : ce moment où l’on réalise qu’aimer quelqu’un ne suffit pas toujours et qu’il est parfois nécessaire de se préserver », explique-t-elle. Elle insiste sur la portée de ce propos : « C’est une thématique très universelle, dans laquelle beaucoup de personnes peuvent se reconnaître. » Pour elle, ce type de situation traverse différentes expériences humaines : « On traverse tous des situations où l’on doit dire “je ne peux pas”, même lorsque les sentiments sont bien présents. » Elle ajoute que ce contraste entre attachement et retenue a été déterminant dans le processus d’écriture : « C’est justement ce mélange de vulnérabilité et de force qui m’a inspirée. »
Sur le plan artistique, Vencie considère ce single comme une étape dans son évolution. Elle met en avant une transformation dans sa manière d’écrire et d’interpréter. « Ce single marque une véritable évolution dans mon parcours artistique. On peut y ressentir une certaine maturité, tant dans l’écriture que dans l’interprétation », affirme-t-elle. Cette évolution s’accompagne d’une volonté de se présenter sans artifice. « Il y a surtout une volonté de me montrer telle que je suis, sans filtre, avec plus de sincérité et d’authenticité », précise la chanteuse.
Le processus de création du titre s’est déroulé dans un cadre collaboratif. Vencie évoque une dynamique de travail qu’elle qualifie de fluide. « Le processus de création a été assez fluide », indique-t-elle. Elle souligne la contribution de plusieurs intervenants : « J’ai eu la chance de collaborer avec un ghostwriter très talentueux, ainsi qu’avec des musiciens comme Banza à la guitare et El Wood à la basse. » À cela s’ajoute le travail des producteurs : « Mes deux producteurs, Jay-P KSK et P-Rich The PronostiK, ont également apporté leur touche et contribué à donner toute sa dimension au morceau. »
L’artiste insiste également sur la dimension émotionnelle du travail en studio. « C’est un titre très organique, porté par de vraies émotions et une approche musicale authentique », explique-t-elle. L’enregistrement a constitué, selon elle, un moment marquant du processus. « L’enregistrement a été un moment particulièrement intense sur le plan émotionnel, car je me suis profondément connectée à l’histoire que je racontais », confie-t-elle.
« Je ne peux pas » se distingue par une combinaison de styles que la chanteuse présente comme naturelle. « JE NE PEUX PAS est un mélange de konpa, de zouk et de reggae, une fusion qui reflète naturellement mes influences musicales et mon univers artistique », affirme-t-elle. Cette orientation musicale s’inscrit dans une recherche d’équilibre entre héritage et expression personnelle, sans rupture avec ses références.
À plus long terme, Vencie envisage de structurer cette approche musicale. Elle évoque la possibilité de donner une identité plus définie à cette fusion de genres. « L’idée de donner une identité propre à ce style, voire un nom, reste encore à définir », explique-t-elle. Une démarche qui pourrait, selon elle, contribuer à affirmer davantage sa direction artistique et à proposer une signature identifiable.
Concernant la suite de sa carrière, la chanteuse indique vouloir poursuivre dans cette dynamique. « Après cette sortie, je souhaite continuer à développer mon identité artistique tout en restant fidèle à moi-même », souligne-t-elle. Elle insiste également sur l’importance de la régularité dans sa communication : « J’accorde également une importance particulière à être plus constante sur les réseaux sociaux, afin de renforcer le lien avec mon public. » Parallèlement, elle annonce travailler sur de nouveaux projets : « Je travaille en parallèle sur de nouveaux projets que le public aura l’occasion de découvrir très bientôt. »
Enfin, Vencie évoque sa vision de la création artistique, qu’elle considère comme un processus ouvert. « L’une des plus belles choses dans l’art, c’est qu’on ne sait jamais exactement quel sera le résultat final », déclare-t-elle. Une incertitude qu’elle associe à une forme de liberté dans son travail. « J’espère continuer sur cette même lancée, en restant dans cette dynamique de création et d’exploration », conclut-elle.
Par La rédaction de Chokarella © Chokarella

