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Sumfest Mizik n’aura pas lieu en 2026. C’est l’annonce officielle faite par les organisateurs du festival ce mardi, à travers une lettre adressée à leur communauté.
« Nous savons que vous attendiez ce moment. Après réflexion, nous avons pris la décision que Sumfest Mizik n’aura pas lieu en 2026 », écrivent les organisateurs. Une décision qui, selon eux, n’a pas été prise à la légère. « Le monde a changé d’une manière qui affecte nos artistes, notre public, et ce que cela signifie de se rassembler pour célébrer. Ce que nous construisons mérite plus qu’une scène compromise. »
Un festival devenu incontournable
Né en Haïti en 2017, Sumfest Mizik s’est imposé au fil des années comme l’un des rendez-vous incontournables de la musique caribéenne. Le festival a depuis migré vers la Floride du Sud, où il s’installe chaque été au Historic Virginia Key Beach Park, à Key Biscayne. L’édition 2023 avait attiré plus de 10 000 festivaliers, et les éditions suivantes ont confirmé son statut de plateforme majeure pour la musique haïtienne, le konpa, le soca, le dancehall et la culture caribéenne dans son ensemble.
Cap sur 2027
Plutôt que de présenter une édition affaiblie, l’équipe de Sumfest Mizik choisit donc de faire l’impasse sur 2026 pour mieux préparer une édition anniversaire en 2027 — celle qui marquera les 10 ans du festival.
« 2027 marque les 10 ans de Sumfest Mizik. Nous ne préparons pas simplement une autre édition — nous préparons quelque chose qui reflète véritablement la culture, le parcours, et les personnes qui ont bâti ce festival avec nous », précisent les organisateurs.
La lettre se termine sur une note de continuité, avec un message en kreyòl qui résonne comme une promesse à la communauté : « Nap vin pi pre » — Nous reviendrons plus forts.
Le contexte derrière la décision
Cette pause d’un an intervient dans un contexte particulier pour les festivals haïtiens et caribéens. La majorité des nouveaux talents qui font vibrer la scène musicale haïtienne aujourd’hui se trouvent en Haïti, et l’obtention d’un visa de travail pour se produire aux États-Unis est devenue un véritable parcours du combattant. Le constat est similaire pour plusieurs artistes franco-haïtiens et caribéens, dont les démarches administratives compliquent — voire empêchent — leur présence sur les scènes américaines.
Pour un festival qui s’est construit sur la richesse et la diversité de la musique caribéenne, présenter une programmation sans une partie de ses voix les plus essentielles reviendrait à proposer une version incomplète de ce qu’est réellement Sumfest Mizik.
La décision des organisateurs de prendre le temps de bien faire les choses pourrait bien donner le ton à toute une industrie qui doit aujourd’hui repenser sa façon de rassembler artistes et public dans un contexte international de plus en plus complexe.

